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23 août 1944 : Libération de Nemours et Saint-Pierre

ZOOM DE PENEY

Le 23 août 1944, il y a 70 ans, les villes de Nemours et Saint-Pierre-lès-Nemours étaient libérées du joug Nazi par les soldats US de la 5e Division d’Infanterie. Pour commémorer ce jour historique, la ville de Nemours accueillait le Dr Charles de Peney, Nemouriens âgé de 10 ans en 1944.

Fils unique élevé par son père seul, propriétaire de la Duchesse de Nemours, une jolie pâtisserie-confiserie aujourd’hui devenue le restaurant Magic Sushi rue de Paris.

Il passe « une enfance merveilleuse à Nemours » à laquelle il reste profondément attaché. Il se souvient des bords de Loing, où son père lui a appris à nager et à faire du vélo.

Il se souvient aussi :

-de la présence des Allemands auxquels il extorque des informations pour le réseau de Résistance auquel appartient son père. Originaire d’une vieille famille savoyarde, Charles est un grand blond aux yeux verts et parle Allemand. Cela crée une proximité avec les très jeunes soldats ennemis, dont certains n’ont pas plus de 14 ans.

des réunions du réseau de Résistance du Gâtinais au « Kilomètre 70 », un établissement situé route de Souppes avec Paul Delouvrier,

-que son père et Paul Delouvrier ont fait connaissance car ce dernier raffolait des confiseries et particulièrement de la spécialité de son père, la confiture de tomates,

-que c’est en partie grâce à lui que le Grand pont n’a pas sauté. Germanophone, il a participé aux négociations avec les Polonais, pour le compte des Allemands, qu’il a convaincus de « fiche le camp » sans torpiller ce bel ouvrage qui participe au prestige de la ville au même titre que le château et l’église, comme cela était prévu.

Patriote, il considère n’avoir fait que son devoir.

-que c’est lui qui a accueilli les premiers Américains à Nemours, ou plutôt trouvé, car ceux-ci étaient un peu perdus sur les hauteurs saint-pierroises, ne pratiquant pas le Français et les panneaux de signalisation ayant été enlevés par les Allemands.

Qu’il a ensuite installé son chien, avec lequel il se promenait, sur le canon du char. C’était la première fois qu’il voyait un char d’assaut et tant d’hommes de couleurs.

 

De son enfance à Nemours il garde les meilleurs souvenirs, mais aussi les pires, comme ces scènes « insupportables pour un gamin » de tonsure de femmes.

 

Aujourd’hui âgé de 80 ans, cet « increvable » est une véritable « mémoire vivante ». Les nombreux élus venus l’accueillir à la gare en ce samedi 23 août ont été très touchés de son témoignage : un homme humble, sincère qui, en repartant de Nemours, est allé embrasser son pont, notre pont et comme il le rappelle, le pont de tous.

Une exposition d’affiches, publications et documents d’époque sera présentée pour l’occasion, puis accessible au public dans la Cour du Château à partir du 26 août 2014.

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